(506) 857-2125

En cette Journée internationale des femmes, la Fédération des travailleurs et travailleuses du Nouveau Brunswick (FTTNB) tient à remercier toutes les femmes qui ont lutté et qui luttent encore pour améliorer nos droits. Les femmes, ainsi que de nombreux hommes, ont travaillé fort afin d’obtenir les gains que connaissent les femmes et les filles aujourd’hui.

Toutefois, il reste du travail à faire. L’égalité n’est pas encore une réalité pour bien des femmes et des filles néo-brunswickoises.

Bien trop de femmes sont victimes de harcèlement et de violence sexuels à la maison, au travail et dans leur collectivité. Les femmes ne vivent pas toutes le harcèlement et la violence de la même façon. Les jeunes femmes, les femmes autochtones et les femmes ayant un handicap ont des taux de harcèlement et de violence plus élevés que les autres. Dans le cas des femmes racialisées et immigrantes, des lesbiennes, des femmes bisexuelles et des personnes trans et non binaires, le harcèlement et la violence sexuels peuvent être accrus par d’autres formes de discrimination.

Les femmes sont également victimes de discrimination salariale au travail. En fait, elles gagnent moins que les hommes qui accomplissent un travail de valeur égale. En 2016, les femmes néo-brunswickoises gagnaient 92 cents pour chaque dollar gagné par les hommes. Il en est ainsi indépendamment du degré de scolarité des femmes et du fait qu’elles travaillent à temps plein ou à temps partiel. Cette discrimination salariale existe parce que les professions traditionnellement occupées par les femmes sont sous-estimées par rapport au travail traditionnellement dominé par les hommes. Il s’ensuit que les femmes gagnent moins que les hommes pendant leur vie active et qu’elles sont plus susceptibles de vivre et de prendre leur retraite dans la pauvreté. L’adoption d’une loi proactive en matière d’équité salariale qui couvre le secteur privé, secteur où travaille la majorité des femmes, contribuerait beaucoup à réduire cet écart salarial entre les sexes.

Il est nécessaire que les femmes aient accès à des services de garde d’enfants de qualité et abordables afin qu’elles puissent bénéficier d’un emploi décent leur permettant de faire vivre leur famille, de se faire une carrière et d’approfondir leur éducation et leur formation. Au Nouveau Brunswick, il n’y a de places dans des garderies réglementées que pour 30 % des enfants. Trouver des services de garde d’enfants est encore plus difficile pour les parents de nourrissons ou d’enfants ayant des besoins spéciaux ainsi que pour ceux vivant dans des collectivités rurales. Le coût des services de garde d’enfants réglementés est souvent similaire, sinon supérieur, au coût de logement des familles.

La FTTNB nous exhorte tous à faire front commun pour mettre fin à la disparité salariale, au harcèlement et à la violence faite aux femmes, ainsi que pour améliorer l’accès à des services de garde d’enfants abordables et de qualité afin que les femmes puissent bénéficier d’une sécurité économique accrue. Ensemble, nous pouvons faire une différence dans l’amélioration des droits des Néo Brunswickoises.

-30-

La Fédération des travailleurs et travailleuses du Nouveau Brunswick est la voix centrale du mouvement syndical de la province. Nous représentons plus de 35 000 travailleurs(euses) de tous les secteurs de l’économie et de toutes les communautés de la province.

Pour de plus amples renseignements, veuillez contacter :

Kelly C. Way
2e vice-présidente de la FTTNB
(506) 466-8899

Daniel Legere
Président
(506) 857-2125 / (506) 381-8969