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Cette année, lors du Jour de deuil, le mercredi 28 avril, prenons un moment afin de souligner le coût humain de COVID-19 et son impact sur les travailleurs et travailleuses.

« Au cours de la dernière année, nous avons constaté à quel point les travailleurs(euses) sont vulnérables, » déclare Daniel Legere, président de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Nouveau Brunswick (FTTNB). « D’ailleurs, cette pandémie a mis en lumière des lacunes en matière de protections en milieu de travail et a dénoncé les employeurs qui font passer les profits avant les gens. »

Partout au Canada, les faits nous ont démontré que le virus se propage au travail, et ce, non seulement dans les milieux de soins de santé, mais aussi dans les usines, les usines de transformation de la viande, les entrepôts, les écoles, les bureaux, le secteur des transports et d’autres secteurs. Les travailleurs(euses) ont dû se battre pour avoir accès à de l’équipement de protection adéquat et efficace, des pratiques de travail pour se protéger contre la COVID, des congés de maladie payés et le respect de leurs droits fondamentaux en matière de santé et de sécurité.

Toutefois, il s’agit de problèmes qui existaient bien avant la pandémie; des problèmes qui ont entraîné bien trop de décès évitables. Chaque année, environ 1 000 travailleurs canadiens meurent à la suite de blessures au travail ou d’une exposition survenue au travail. À l’échelle mondiale, environ 2,7 millions de travailleurs(euses) perdent la vie au travail annuellement.

« Au cours de la dernière année, ce sont les travailleurs(euses) du Nouveau-Brunswick qui ont mis de la nourriture sur nos tables, mis des nécessités dans nos armoires, enseigné à nos enfants, pris soin de nos proches et assuré le fonctionnement d’institutions fondamentales, » exprime M. Legere. « Et ils ont accompli tout cela à grand risque et parfois au détriment de leur propre santé et sécurité. Le fait que le gouvernement ne priorise pas les congés de maladie payés pour les travailleurs(euses) met la vie de tout le monde en danger et prolonge ou amplifie probablement les répercussions de la pandémie. »

Sans accès à des congés de maladie payés avec protection de l’emploi, les travailleurs(euses) sont obligés de choisir entre aller travailler lorsqu’ils sont malades ou ne pas être rémunérés, ou dans certains cas, perdre leur emploi. Selon un rapport publié par Decent Work and Health Network, il est estimé que 58 % des travailleurs canadiens n’ont pas accès à des congés de maladie payés avec leur employeur. Ce chiffre s’élève à 70 % chez les gens qui gagnent moins de 25 000 $ par année. Donc, la FTTNB exhorte le gouvernement provincial à instaurer immédiatement des congés de maladie payés en vue d’assurer qu’aucun travailleur ne soit obligé de travailler lorsqu’il est malade.

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Pour de plus amples renseignements, veuillez contacter :
Daniel Legere
Président de la FTTNB
(506) 381-8969 (cellulaire)