(506) 857-2125

Le 1er mai de chaque année, les travailleurs(euses) de partout dans le monde honorent et sont inspirés par le militantisme et le pouvoir collectif des travailleurs(euses) qui ont obtenu la journée de travail de huit heures. Il s’agit d’une journée de solidarité qui nous fournit l’occasion de réitérer notre engagement envers l’amélioration de la vie des travailleurs et travailleuses.

Cette pandémie a mis en évidence la fragilité de notre filet de sécurité sociale actuel. D’ailleurs, nous sommes entrés dans cette pandémie avec un taux élevé de pauvreté, des insécurités alimentaires et du logement, des systèmes fragiles de garderies et de soins de longue durée et de nombreux travailleurs essentiels ayant du mal à gagner décemment leur vie, étant confrontés à de faibles salaires et des conditions de travail déplorables.

« Les travailleurs(euses) sont la pierre d’assise de notre société. Bien trop de travailleurs néo brunswickois gagnent un salaire au niveau du seuil de la pauvreté, n’ont aucune sécurité d’emploi car ils occupent des emplois temporaires ou à temps partiels, et n’ont pas accès à des congés de maladie payés, » dénonce Daniel Legere, président de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Nouveau Brunswick (FTTNB). « La FTTNB exhorte le gouvernement du Nouveau Brunswick à mettre à jour ses droits du travail devenus désuets. Le monde du travail diffère grandement de ce qu’il était lorsque ces lois ont été adoptées. »

La COVID-19 a également mis en évidence la fragilité du secteur public découlant des années de privatisation et de sous-investissement dans les services publics. Les fonctionnaires ont intensifié leurs efforts durant cette pandémie en vue de maintenir les services publics, même dans les périodes les plus difficiles.

« Le gouvernement doit rectifier les années de sous-financement et les coupures qui ont érodé les programmes et les soutiens publics aux gens qui en ont désespérément besoin, » observe M. Legere. « En fait, le gouvernement peut commencer par la mise en œuvre des idées avancées par les travailleurs(euses) du secteur public afin d’améliorer les services. Il pourrait également maintenir le contrôle de nos services publics au lieu de s’en décharger sur le secteur privé. Enfin, c’est maintenant le temps d’effectuer des investissements considérables dans les services publics afin de corriger toutes les failles et les lacunes qui sont devenues évidentes pour tous. »

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La Fédération des travailleurs et travailleuses du Nouveau Brunswick est la plus importante centrale syndicale de la province. Nous représentons plus de 38 000 travailleurs et travailleuses des secteurs public et privé de tous les secteurs de l’économie et de toutes les communautés de la province.

Pour de plus amples renseignements, veuillez contacter :
Daniel Legere, président de la FTTNB
(506) 381-8969 (cellulaire)