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Le 6 décembre, journée nationale du souvenir et des actions sur la violence contre les femmes

Déc 6, 2017

Le 6 décembre, journée nationale du souvenir et des actions sur la violence contre les femmes

Moncton – L’année 2017 dénote le 28e anniversaire du massacre de l’École Polytechnique le 6 décembre 1989 où 14 jeunes femmes ont perdu leur vie en raison d’être une femme. À chaque année, le 6 décembre, nous prenons un moment pour pleurer ces 14 jeunes femmes, ainsi que toutes les femmes et filles qui ont été tué ou ont subi différentes formes de violence dans leur maison, leur communauté ou leur endroit de travail. Nous prenons également le temps afin de renouveler notre engagement à effectuer des changements et construire une société fondée sur le respect, l’égalité et la paix.

Cette année, à la suite de #moiaussi, et en reconnaissance que bien trop de femmes subissent du harcèlement sexuel ainsi que d’autres formes de violence au travail, la fédération des travailleurs et travailleuses du Nouveau-Brunswick émet un défi aux gouvernements, aux syndicats, et à tous les hommes dans le mouvement du travail.

La responsabilité nous appartient, à tous les jours de l’année, de prendre une position contre la violence aux femmes et aux filles. Nous savons que le harcèlement et la violence arrivent trop fréquemment dans nos lieux de travail. Nous savons également que ceci prend place dans nos mouvements, et nous devons faire notre part afin de changer cette culture. Nous devons agir différemment, abolir ces barrières, supporter les femmes et les autres qui viennent de l’avant afin de partager leurs expériences. Nous devons faire en sorte qu’elles soient en sécurité lorsqu’elles font leurs divulgations. Les victimes ne doivent pas devoir se remettre en danger afin d’effectuer des changements. Nous devons terminer notre complicité et notre silence, non seulement en tendant la main aux victimes, mais en déplorant les comportements de harcèlement et sexiste lorsque nous en sommes témoins. Si nous allons éliminer la violence contre les femmes, nous devons tous faire notre part.

Nous devons reconnaître notre complicité en perpétuant une culture qui tolère la toxicité masculine. Nous devons également reconnaître les connections entre la violence basée sur le sexe et les autres formes de discrimination et violence que subissent les employés. Les barrières et les risques lors de divulgation peuvent être plus grands chez les femmes d’ethnicités, les femmes de premières nations, les femmes ayant des besoins particuliers, les gens trans ou non-binaire. Nous pouvons commencer à abolir ces barrières en reconnaissant que personne ne subit la discrimination, la violence et le harcèlement de la même façon. Nous devons nous engager à effectuer des changements dans notre milieu de travail et dans nos organisations.

 

Nous pouvons être fiers du travail que le mouvement syndical a fait à date. Depuis des décennies, les syndicats ont négocié un langage sur le harcèlement sexuel dans les ententes collectives, ainsi que sensibiliser au sujet de toutes les formes de violences basées sur le sexe au travail.

Finalement, nous vous encourageons à participer aux activités du 6 décembre organisé dans votre région et de supporter les différentes campagnes de nos partenaires pour mettre fin à la violence contre les femmes et les filles.

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La fédération des travailleurs et travailleuses du Nouveau-Brunswick est le plus gros mouvement syndical du Nouveau-Brunswick, représentant 40 000 membres des syndicaux des secteurs publics et privés.

Patrick Colford                                                                 Shanny Doucet
Président, FTTNB                                                            Vice-présidente responsable pour condition féminine, FTTNB
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