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Les dirigeants syndicaux nationaux, provinciaux et territoriaux encouragent les premiers ministres des provinces et territoires à s’unir derrière un régime public universel d’assurance-médicaments à payeur unique. En plus de donner à tous les Canadiens accès aux médicaments d’importance vitale, un régime universel d’assurance-médicaments libérerait des fonds pour des investissements dans les soins de santé dont a grandement besoin le pays.
(Saint Andrews, N.-B.) Dans le cadre d’une rencontre du Conseil de la fédération à Saint Andrews, N.-B., les dirigeants syndicaux des quatre coins du pays se sont réunis en vue de livrer un message aux premiers ministres des provinces et territoires : la collaboration est essentielle.
« Les premiers ministres des provinces et territoires seront bientôt demandés d’appuyer un régime d’assurance-médicaments fondé sur un simple principe : l’égalité d’accès. Où que vous viviez au Canada, vous devriez avoir accès aux médicaments dont vous avez besoin pour vivre en santé, » avance Patrick Colford, président de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Nouveau Brunswick (FTTNB).
Entre 2006 et 2015, le Canada a gaspillé 62 milliards de dollars en soins de santé sans régime d’assurance-médicaments. D’ailleurs, nous gaspillons 7,3 milliards de dollars par année, c’est-à-dire 14 000 $ chaque minute de chaque jour. Il s’agit de fonds qui, avec un investissement additionnel de 1 milliard de dollars en dépenses dans le secteur public, pourraient être réaffectés à notre système de soins de santé.
« Les études démontrent clairement que le Nouveau Brunswick pourrait économiser jusqu’à 278 millions de dollars par année avec un régime national d’assurance-médicaments. Pensez aux investissements potentiels que représentent de telles économies pour le système de soins de santé du Nouveau Brunswick. Cela constituerait un énorme avantage pour les Néo Brunswickois(es). En fait, 101 millions de dollars pourraient être affectés aux aînés, permettant ainsi deux millions de visites de soins à domicile additionnelles et signifiant que près de 5 500 autres aînés bénéficieraient de visites quotidiennes à domicile par année », fait savoir M. Colford.
« De plus, avec 101 millions de dollars additionnels, nous pourrions construire 40 autres centres de santé communautaire, offrant ainsi à 80 000 résidents additionnels du Nouveau Brunswick des soins intégrés de haute qualité qui répondraient à leurs besoins en matière de santé physique et mentale. Un investissement de 13 millions de dollars pourrait représenter 250 nouveaux lits de soins de longue durée publics par année pour notre province, et avec les derniers 63 millions de dollars, le Nouveau Brunswick pourrait embaucher des infirmier(ère)s et des travailleurs(euses) de la santé additionnels, investir dans les hôpitaux et mettre fin à la médecine de couloir. Imaginez les répercussions importantes et l’avantage net pour le Nouveau Brunswick que représentent ces investissements additionnels dans la santé et le bien-être des Canadien(ne)s, » ajoute M. Colford.
Sans un régime d’assurance-médicaments, entre 370 et 640 Canadien(ne)s souffrant de cardiopathie ischémique perdent la vie prématurément chaque année. Entre 270 et 420 Canadien(ne)s en âge de travailler qui sont atteints de diabète perdent la vie prématurément tous les ans. Également, les données révèlent qu’entre 550 et 670 Canadien(ne)s d’âge mûr, c’est-à-dire âgés de 55 à 64 ans, meurent prématurément chaque année.
« Sans un régime universel d’assurance-médicaments à payeur unique, jusqu’à 70 000 Canadien(ne)s connaissent une détérioration évitable de leur santé et sont hospitalisés tous les ans; il s’agit plus ou moins de la population de Moncton. Imaginez si toute la population de Moncton était inutilement hospitalisée tous les ans, nous réclamerions certes l’implantation de mesures préventives auprès de notre gouvernement. Un régime universel d’assurance-médicaments constitue cette mesure préventive, et nous réclamons que nos gouvernements passent à l’action, » déclare M. Colford.
En outre, tous les pays développés dotés d’un système universel de soins de santé offrent une couverture universelle pour les médicaments sur ordonnance, sauf le Canada. Dans un pays comme le Canada, personne ne devrait être forcé à se passer de ses médicaments ou, autrement, à ignorer les recommandations de son médecin en raison des coûts. Cela ne fait qu’engendrer des pressions additionnelles sur notre système de soins de santé, ce qui coûte plus cher à tout le monde à long terme.
« Le seul régime en mesure d’obtenir de meilleurs résultats en matière de santé, tout en faisant réaliser des économies aux Canadien(ne)s, est un régime universel d’assurance-médicaments à payeur unique, » affirme Hassan Yussuff, président du Congrès du travail du Canada.
En sus d’exhorter les premiers ministres à appuyer un régime universel d’assurance-médicaments, sur lequel le Conseil consultatif fédéral est attendu de formuler des recommandations à l’égard de sa mise en œuvre, les présidents des fédérations du travail provinciales et territoriales ont soulevé aux premiers ministres le besoin et l’importance de renforcer les relations avec le mouvement syndical et leurs collectivités respectives.
En vue de bâtir des provinces inclusives, fortes et prospères, nous devons travailler conjointement pour appuyer les plus vulnérables d’entre nous. Nous devons travailler ensemble afin d’élaborer des stratégies de réduction de la pauvreté qui reconnaissent, entre autres, la nécessité d’un salaire de subsistance, de conditions de travail décentes et d’accès à des logements abordables.
Ensemble, les fédérations provinciales et territoriales du travail du Canada donnent une voix à plus de trois millions de travailleurs et travailleuses représentés par la Fédération du travail de l’Alberta, la Fédération du travail de la Colombie-Britannique, le Congrès du travail du Canada, la Fédération du travail du Manitoba, la Fédération des travailleurs et travailleuses du Nouveau-Brunswick, la Fédération du travail de Terre-Neuve-et-Labrador, la Fédération du travail des Territoires du Nord-Ouest, la Fédération du travail de la Nouvelle-Écosse, la Fédération du travail de l’Ontario, la Fédération du travail de l’Île-du-Prince-Édouard, la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec, la Fédération du travail de la Saskatchewan et la Fédération du travail du Yukon.
La FTTNB représente 17 syndicats et 35 000 travailleurs(euses) du Nouveau Brunswick. Pour de l’information, veuillez visiter le www.fednb.ca.
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Pour de plus amples renseignements, veuillez contacter :
Patrick Colford, président
Fédération des travailleurs et travailleuses du Nouveau Brunswick
(506) 381-8969 (cellulaire)