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Le 2 janvier marque un triste jalon pour les travailleurs et les travailleuses des foyers de soins. En fait, cette date représente la date butoir imposée par la Cour du Banc de la Reine au gouvernement provincial pour adopter une loi visant le droit des travailleurs(euses) à la libre négociation collective. Au lieu d’adopter une telle loi, le gouvernement Higgs, appuyé de l’Alliance des gens d’Austin, a davantage bafoué les droits de ces travailleurs(euses).

« Ces travailleurs se sont non seulement vu retirer leur droit de grève, mais également leur capacité d’avoir un arbitre indépendant se prononcer objectivement sur tous les différends relatifs à leur convention collective, » dénonce Daniel Legere, président de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Nouveau Brunswick.

Les tribunaux avaient déclaré que l’ancienne Loi sur les services essentiels dans les foyers de soins était une violation du droit constitutionnel des travailleurs(euses) des foyers de soins à la libre négociation collective. Par ailleurs, la nouvelle version de la Loi sur les services essentiels dans les foyers de soins, adoptée le 20 décembre 2019, maintient que les travailleurs(euses) des foyers de soins n’ont pas le droit de faire la grève et désigne en plus les infirmières et les infirmiers immatriculé(e)s travaillant dans les foyers de soins comme travailleurs essentiels. En fait, la loi permet l’arbitrage exécutoire limité en obligeant les arbitres à tenir compte de la capacité de payer du gouvernement provincial pour toute augmentation des niveaux de dotation, tout rajustement du salaire équitable et toute amélioration des conditions de travail.

« Les restrictions imposées à l’arbitrage exécutoire ont réuni nos infirmières en soins de longue durée avec nos infirmières du secteur public et, ce faisant, enlèvent la possibilité de comparer les salaires à d’autres juridictions et, en fin de compte, maintiennent le Nouveau-Brunswick à l’écart du reste du Canada M. Higgs et son gouvernement aggravent une situation de recrutement et de rétention déjà désespérée,» déclare Paula Doucet, présidente du Syndicat des infirmières et infirmiers du Nouveau Brunswick.

« Le projet de loi 17 a-t-il contribué à accueillir davantage de personnel soignant dans notre secteur? Absolument pas. D’ailleurs, le projet de loi 17 a été mis en œuvre afin d’affaiblir la capacité des travailleurs(euses) des foyers de soins de bénéficier d’un traitement équitable et n’aide en rien les résidents à obtenir des soins améliorés. Alors que débute cette nouvelle année, le gouvernement n’a toujours pas pris de mesure pour régler la crise de la main-d’œuvre de notre secteur, » soutient Sharon Teare, présidente du Conseil des syndicats des foyers de soins du N.-B. (SCFP)

« Les travailleurs(euses) et leur droit à la libre négociation collective sont la cible d’attaques de la part du programme antisyndical de Higgs et d’Austin. Les travailleurs(euses) vont se rassembler pour défendre leurs droits, » conclut M. Legere.

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Pour de plus amples renseignements, veuillez contacter :

Daniel Legere
Président, FTTNB
(506) 381-8969

Leanne Lagsiar
Communications, SIINB
(506) 543-7625

Sharon Teare
Présidente, CSFSNB (SCFP)
(506) 609-1633