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En cette fin de semaine de la Fête du Nouveau Brunswick, alors que les Néo-Brunswickois reprennent leur vie normale où le port du masque en public n’est plus obligatoire et les restrictions relativement aux voyages et aux rassemblements sont levées, j’en profite pour souligner tous les travailleurs et travailleuses qui nous ont permis de traverser cette pandémie.

Puisque nous célébrons la Fête du Nouveau-Brunswick cette fin de semaine, il me semble particulièrement important de souligner la contribution des dizaines de milliers de travailleurs(euses) du secteur public provincial qui ont assuré le fonctionnement de notre province durant la pandémie dont, entre autres, les ouvriers de centrales électriques, les concierges, ainsi que le personnel scolaire et des soins de santé. Certains d’entre eux ont même assumé des fonctions complètement nouvelles que celles pour lesquelles ils avaient été embauchés parce que la province en avait besoin. Un grand nombre d’entre eux ont dû travailler où il y avait un manque de personnel, dans des conditions difficiles, craignant d’être infectés par la COVID-19 et de ramener le virus chez eux à la fin de la journée.

Il n’est pas étonnant que cela se soit produit au détriment de la santé mentale, émotionnelle et physique des travailleurs(euses). Les innombrables compressions effectuées au cours des dernières décennies ont affaibli nos services publics. Ces compressions ont également obligé les travailleurs(euses) à faire plus avec moins. Combien de temps ces travailleurs(euses) peuvent-ils continuer à offrir des services publics sans obtenir le soutien et les ressources dont ils ont besoin?

Le fait de vivre et de travailler durant une pandémie a rappelé aux Néo-Brunswickois l’importance de nos services publics, mais il a également exposé les graves failles et lacunes de ces services publics. Ces failles et lacunes ne surprennent aucunement ceux et celles qui travaillent dans les écoles, le milieu de la santé, les foyers de soins, le système judiciaire, les laboratoires, les parcs, les services d’utilité publique, et bien d’autres professions. D’ailleurs, depuis de nombreuses années, les travailleurs(euses) tentent d’attirer l’attention sur ces faiblesses et ces vulnérabilités.

Alors que la pandémie tire à sa fin et que la vie reprend son cours normal, il est maintenant temps de corriger ces lacunes dans les services publics. Ceci contribuera à la relance économique du Nouveau Brunswick en plus d’assurer que les Néo-Brunswickois auront accès aux services essentiels lorsqu’ils en ont besoin.

Certes, ce n’est pas le temps de faire plus avec moins. Ce n’est pas le temps de geler les salaires d’un secteur qui est déjà surchargé. Il existe une crise en matière de recrutement et de rétention de personnel dans la plupart des ministères du gouvernement, particulièrement dans nos écoles, dans le milieu de la santé et dans nos services de santé mentale.

Nous avons traversé la pandémie en travaillant ensemble. Maintenant, j’espère que nous pouvons faire la même chose pour nos services publics à l’aide d’investissements visant à corriger les faiblesses et les vulnérabilités identifiées.

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Pour de plus amples renseignements, veuillez contacter :
Daniel Legere, président de la FTTNB
(506) 381-8969 (cellulaire)